PART 13 – Et vivre sereinement …

Lorsque Lison pense à ceux qu’elle aime … Que ce soit sur le plan de l’amour familial, celui de la relation que sa mère Véronique a avec son ami ; que ce soit dans sa relation avec Simon, qui l’a laissée sans nouvelle, dans le néant, sans explication ; et les membres de sa famille qui ne la comprennent pas et qui, inlassablement lui disent : « Alors Lison, et toi, quand nous présenteras-tu enfin quelqu’un de sérieux ? ».

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PART 12 – « LES AUTRES ET MOI » OU « MOI ET LES AUTRES » ?

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Nous nous sommes quittés sur l’histoire de la petite robe noire en vitrine. À elle seule, cette histoire résume les particularités de communication hommes-femmes.

Devant une vitrine, la femme dira : « Oh ! Chéri, qu’elle est jolie cette petite robe noire ». Au plus profond d’elle-même elle espèrera qu’il ait le message et attendra impatiemment son prochain cadeau.

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PART 11 – Revendiquer n’est pas vouloir …

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Ce qui arrive à Lison correspond aux prémices de la vie de sa Tante Christine, l’épouse de son oncle maternel Philippe.

En effet, Christine a fait un burn out. Pas un burn out professionnel mais un burn out parental. Christine a toujours eu peur de rester seule. Elle voyait ses amies se fiancer, se marier, avoir des enfants et restait spectatrice de sa vie, comme elle le disait à l’époque.

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PART 10 – Un sentiment d’abandon

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Un sentiment d’abandon s’est emparé de Lison lorsqu’elle s’est retrouvée seule, dans l’attente, au volant de sa voiture. Elle ne supporte plus d’être seule où que ce soit.

La solitude fait peur à Lison depuis toujours. Mais aujourd’hui, cette émotion ne la quitte plus.

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Part 4 – Lison et le regard des autres

Lison a toujours été là où l’autre l’attendait.

De peur de déplaire ou de blesser l’autre, elle est dans le « faire plaisir ».

Depuis toute petite, elle a toujours essayé de répondre aux attentes des autres.

Elle est animée par le besoin de s’entendre dire :

« C’est bien Lison, tu es gentille Lison, tu es belle Lison, tu travailles bien »

Il lui est totalement insupportable de rater quelque chose, voire de déplaire à quelqu’un.

Lorsqu’elle était enfant, en classe de CM1, Lison avait une maîtresse qui proposait aux élèves de s’autocorriger. Cette année-là, Lison avait eu un stylo avec un embout effaceur d’encre. Vous pouvez imaginer sa tentation dès qu’elle avait commis une faute dans la réponse attendue …

Cette peur, qui ne la quittait pas, la poursuit encore aujourd’hui.

Que ce soit dans son travail ou chez elle, elle essaie toujours d’être parfaite car elle attache énormément d’importance à ce que l’autre va dire d’elle.

Lison a un merveilleux modèle à sa disposition : Véronique, sa mère.

En effet, Véronique, qui était une enfant brillante selon ses parents, avait une très mauvaise image d’elle. Toujours peur de l’échec, peur de ne pas réussir.

La confiance en soi et l’estime de soi sont, tant pour Véronique que pour sa fille, des besoins qui les parasitent en permanence dans leurs vies respectives.

Chacune a cette petite voix intérieure qui lui dit :

« Sois une bonne mère, sois une bonne élève, sois une gentille fille, sois une bonne professionnelle, sois…, sois …, sois… »


Le regard du thérapeute :

A quel moment peut-on être soi lorsque cette voix nous accompagne dans notre quotidien ?

Véronique et Lison savent-elles qui elles sont et de quoi elles ont envie pour elles-mêmes ?

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Part 3 – La place de Lison

Officiellement, Lison est enfant unique.

Elle a toujours été adulée par sa mère Véronique et par ses grands-parents.

Avant elle, ses parents ont attendu un premier enfant, un garçon, qui est décédé à la naissance. Après elle, ils ont perdu une fille, suite à une fausse couche. Quant à sa relation avec son père Christian, elle est irrégulière.


Regard du thérapeute : 

Interrogeons-nous sur la notion de place : celle qu’occupe Lison dans la vie des siens, celle qu’ils occupent dans sa vie, mais aussi celle qu’elle accorde à son travail.

Intéressons-nous aussi au regard que portent les autres sur elle.


Dans la vie quotidienne de Lison avec sa mère, le lien est très présent.

Il ne se passe pas 24 heures sans qu’elles se téléphonent dans la journée ou s’envoient des sms voire des e-mails, alors qu’elles se quittent le matin et se retrouvent le soir.

Véronique connait tout de la vie de sa fille, et réciproquement. Lorsque quelque chose de positif comme de négatif se produit dans la vie de l’une ou de l’autre, les grands-parents en sont ensuite rapidement informés et cela fait l’objet d’une discussion familiale. Parfois cela s’étend à l’oncle Philippe et par conséquent à sa femme, Christine mais aussi à leurs enfants, Victor et Marion.

Chacun donne son avis et va de ses conseils.

Lison se sent prisonnière du fonctionnement familial dans lequel elle a grandi. Elle se demande souvent pourquoi tout ce que sa mère et elle vivent sont l’objet d’un conseil de famille.


Regard du thérapeute : 

Chaque individu appartient à un système familial.

Au-delà de la notion de génération, les interactions entre les membres d’une famille sont induites par les fonctions respectives que chacun s’attribue et accepte de se voir attribuer.

Le tempérament (qui est inné) va, selon l’environnement dans lequel l’individu évolue, contribuer à lui donner un caractère.

Tempérament et caractère réunis donneront à un individu sa personnalité au sein du milieu dans lequel il évolue.

C’est l’environnement dans lequel nous évoluons qui nous donne un caractère. Voilà pourquoi il est saugrenu de dire de quelqu’un qu’il a « bon » ou « mauvais » caractère


Lison en a assez que sa mère et elle-même soient perçues comme des petites filles soumises aux regards de « ceux qui savent ».

Dans sa famille, Lison est considérée comme celle qui ne sait pas, celle que l’on protège. Alors que dans son travail, elle est à l’initiative de nombreux projets de communication qui font l’admiration des membres de son équipe.

Pourquoi tant de différences entre les regards de ces deux univers ?

 

 

Part 2 – La vie de Lison

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Lison a 27 ans.

Elle travaille en tant que conceptrice dans une agence de communication depuis un an. Elle se passionne pour son travail car elle adore ce qu’elle fait.

Son désir est d’avoir son propre appartement car, habitant avec sa mère Véronique, la cohabitation l’empêche d’inviter librement ses amis, d’apporter sa touche personnelle à la décoration intérieure, mais aussi d’aller et venir à sa convenance.

Mais elle souhaite quitter le nid familial dans de bonnes conditions et économiser.

Les parents de Lison se sont séparés juste avant sa naissance. Sa mère et elle ont toujours vécu toutes les deux.

Elles sont très proches des grands-parents maternels de Lison et de son oncle Philippe (qui est le frère de sa mère). Ce dernier est marié avec Christine. Ils ont eu deux enfants, Victor, 26 ans et Marion 24 ans.

Lison se compare toujours à Marion. Elle ressent une grande amertume lorsqu’elle se compare à sa cousine de trois ans sa cadette.


Le regard du thérapeute :

Quelle est la place du travail dans la vie de Lison ? Quelles sont ses relations avec sa mère ? Quelle est l’origine du ressenti de Lison vis-à-vis de sa cousine ?