PART 13 – Et vivre sereinement …

Lorsque Lison pense à ceux qu’elle aime … Que ce soit sur le plan de l’amour familial, celui de la relation que sa mère Véronique a avec son ami ; que ce soit dans sa relation avec Simon, qui l’a laissée sans nouvelle, dans le néant, sans explication ; et les membres de sa famille qui ne la comprennent pas et qui, inlassablement lui disent : « Alors Lison, et toi, quand nous présenteras-tu enfin quelqu’un de sérieux ? ».

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PART 9 – Le silence de Lison

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Souvenons-nous de ce dernier épisode où Lison faisait le guet devant le lieu de travail de Simon.

Que lui est-il arrivé à ce moment là ?

Lison a été retrouvée sans connaissance au volant de sa voiture, par les pompiers, suite à l’appel d’un habitant qui avait repéré un véhicule stationné avec une personne à l’intérieur.

Lison a été emmenée à l’hôpital. Elle y est restée plusieurs semaines, puis admise en maison de repos.

Nous n’avions plus aucune de ses nouvelles car elle n’avait pas supporté cette impuissance dans laquelle elle se trouvait face à l’absence de Simon.

Nous retrouvons Lison affaiblie après plusieurs mois d’hospitalisation, ce qui nous explique ce silence.

D’une nature anxieuse, Lison se sentait souvent fautive, coupable, responsable de ce que les autres pouvaient penser d’elle ou ressentir à cause d’elle.

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Part 6 – Le besoin de reconnaissance de Lison

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Deux histoires parallèles, décalées dans le temps.

Véronique et Lison, mère et fille, sont chacune animées d’un besoin de reconnaissance d’origine différente. Un besoin qui peut, parfois, les conduire à une incapacité à accepter une situation. Un besoin qui les empêche de lâcher prise.

C’est ce qui se produit aussi dans la relation entre Lison et Simon.

C’est ce qui s’était produit dans la relation entre Véronique et Christian, les parents de Lison.

Deux histoires parallèles, décalées dans le temps.

Mère et fille, certes, pour qui ce n’est en rien une question de modèle familial, mais avec un besoin similaire.


Regard du thérapeute :

Certains pourraient être tentés de parler de reproduction d’un schéma familial.

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Part 4 – Lison et le regard des autres

Lison a toujours été là où l’autre l’attendait.

De peur de déplaire ou de blesser l’autre, elle est dans le « faire plaisir ».

Depuis toute petite, elle a toujours essayé de répondre aux attentes des autres.

Elle est animée par le besoin de s’entendre dire :

« C’est bien Lison, tu es gentille Lison, tu es belle Lison, tu travailles bien »

Il lui est totalement insupportable de rater quelque chose, voire de déplaire à quelqu’un.

Lorsqu’elle était enfant, en classe de CM1, Lison avait une maîtresse qui proposait aux élèves de s’autocorriger. Cette année-là, Lison avait eu un stylo avec un embout effaceur d’encre. Vous pouvez imaginer sa tentation dès qu’elle avait commis une faute dans la réponse attendue …

Cette peur, qui ne la quittait pas, la poursuit encore aujourd’hui.

Que ce soit dans son travail ou chez elle, elle essaie toujours d’être parfaite car elle attache énormément d’importance à ce que l’autre va dire d’elle.

Lison a un merveilleux modèle à sa disposition : Véronique, sa mère.

En effet, Véronique, qui était une enfant brillante selon ses parents, avait une très mauvaise image d’elle. Toujours peur de l’échec, peur de ne pas réussir.

La confiance en soi et l’estime de soi sont, tant pour Véronique que pour sa fille, des besoins qui les parasitent en permanence dans leurs vies respectives.

Chacune a cette petite voix intérieure qui lui dit :

« Sois une bonne mère, sois une bonne élève, sois une gentille fille, sois une bonne professionnelle, sois…, sois …, sois… »


Le regard du thérapeute :

A quel moment peut-on être soi lorsque cette voix nous accompagne dans notre quotidien ?

Véronique et Lison savent-elles qui elles sont et de quoi elles ont envie pour elles-mêmes ?

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