PART 13 – Et vivre sereinement …

Lorsque Lison pense à ceux qu’elle aime … Que ce soit sur le plan de l’amour familial, celui de la relation que sa mère Véronique a avec son ami ; que ce soit dans sa relation avec Simon, qui l’a laissée sans nouvelle, dans le néant, sans explication ; et les membres de sa famille qui ne la comprennent pas et qui, inlassablement lui disent : « Alors Lison, et toi, quand nous présenteras-tu enfin quelqu’un de sérieux ? ».

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Part 6 – Le besoin de reconnaissance de Lison

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Deux histoires parallèles, décalées dans le temps.

Véronique et Lison, mère et fille, sont chacune animées d’un besoin de reconnaissance d’origine différente. Un besoin qui peut, parfois, les conduire à une incapacité à accepter une situation. Un besoin qui les empêche de lâcher prise.

C’est ce qui se produit aussi dans la relation entre Lison et Simon.

C’est ce qui s’était produit dans la relation entre Véronique et Christian, les parents de Lison.

Deux histoires parallèles, décalées dans le temps.

Mère et fille, certes, pour qui ce n’est en rien une question de modèle familial, mais avec un besoin similaire.


Regard du thérapeute :

Certains pourraient être tentés de parler de reproduction d’un schéma familial.

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Part 5 – Être soi pour soi

Oser. Cesser d’avoir peur. Mais peur de quoi après tout !

Voilà ce que se disait Lison.

Être soi. Ne pas vouloir ressembler à… ou être comme…

Ne plus répondre aux attentes des autres avant de répondre à ses propres besoins, ses envies. Rentrer dans un formatage à en oublier qui elle est.

D’ailleurs sait-elle qui elle est réellement ?


Lison a souvent vu sa mère triste, le regard vide et fatigué, le soir à table. Parfois elle ne mangeait même pas.

Je t’ai tout donné, j’ai tout sacrifié pour toi …

Lison se sentait responsable de la fatigue de sa mère qui, parfois, lui disait « je t’ai tout donné, j’ai tout sacrifié pour toi … »

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Part 4 – Lison et le regard des autres

Lison a toujours été là où l’autre l’attendait.

De peur de déplaire ou de blesser l’autre, elle est dans le « faire plaisir ».

Depuis toute petite, elle a toujours essayé de répondre aux attentes des autres.

Elle est animée par le besoin de s’entendre dire :

« C’est bien Lison, tu es gentille Lison, tu es belle Lison, tu travailles bien »

Il lui est totalement insupportable de rater quelque chose, voire de déplaire à quelqu’un.

Lorsqu’elle était enfant, en classe de CM1, Lison avait une maîtresse qui proposait aux élèves de s’autocorriger. Cette année-là, Lison avait eu un stylo avec un embout effaceur d’encre. Vous pouvez imaginer sa tentation dès qu’elle avait commis une faute dans la réponse attendue …

Cette peur, qui ne la quittait pas, la poursuit encore aujourd’hui.

Que ce soit dans son travail ou chez elle, elle essaie toujours d’être parfaite car elle attache énormément d’importance à ce que l’autre va dire d’elle.

Lison a un merveilleux modèle à sa disposition : Véronique, sa mère.

En effet, Véronique, qui était une enfant brillante selon ses parents, avait une très mauvaise image d’elle. Toujours peur de l’échec, peur de ne pas réussir.

La confiance en soi et l’estime de soi sont, tant pour Véronique que pour sa fille, des besoins qui les parasitent en permanence dans leurs vies respectives.

Chacune a cette petite voix intérieure qui lui dit :

« Sois une bonne mère, sois une bonne élève, sois une gentille fille, sois une bonne professionnelle, sois…, sois …, sois… »


Le regard du thérapeute :

A quel moment peut-on être soi lorsque cette voix nous accompagne dans notre quotidien ?

Véronique et Lison savent-elles qui elles sont et de quoi elles ont envie pour elles-mêmes ?

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Part 3 – La place de Lison

Officiellement, Lison est enfant unique.

Elle a toujours été adulée par sa mère Véronique et par ses grands-parents.

Avant elle, ses parents ont attendu un premier enfant, un garçon, qui est décédé à la naissance. Après elle, ils ont perdu une fille, suite à une fausse couche. Quant à sa relation avec son père Christian, elle est irrégulière.


Regard du thérapeute : 

Interrogeons-nous sur la notion de place : celle qu’occupe Lison dans la vie des siens, celle qu’ils occupent dans sa vie, mais aussi celle qu’elle accorde à son travail.

Intéressons-nous aussi au regard que portent les autres sur elle.


Dans la vie quotidienne de Lison avec sa mère, le lien est très présent.

Il ne se passe pas 24 heures sans qu’elles se téléphonent dans la journée ou s’envoient des sms voire des e-mails, alors qu’elles se quittent le matin et se retrouvent le soir.

Véronique connait tout de la vie de sa fille, et réciproquement. Lorsque quelque chose de positif comme de négatif se produit dans la vie de l’une ou de l’autre, les grands-parents en sont ensuite rapidement informés et cela fait l’objet d’une discussion familiale. Parfois cela s’étend à l’oncle Philippe et par conséquent à sa femme, Christine mais aussi à leurs enfants, Victor et Marion.

Chacun donne son avis et va de ses conseils.

Lison se sent prisonnière du fonctionnement familial dans lequel elle a grandi. Elle se demande souvent pourquoi tout ce que sa mère et elle vivent sont l’objet d’un conseil de famille.


Regard du thérapeute : 

Chaque individu appartient à un système familial.

Au-delà de la notion de génération, les interactions entre les membres d’une famille sont induites par les fonctions respectives que chacun s’attribue et accepte de se voir attribuer.

Le tempérament (qui est inné) va, selon l’environnement dans lequel l’individu évolue, contribuer à lui donner un caractère.

Tempérament et caractère réunis donneront à un individu sa personnalité au sein du milieu dans lequel il évolue.

C’est l’environnement dans lequel nous évoluons qui nous donne un caractère. Voilà pourquoi il est saugrenu de dire de quelqu’un qu’il a « bon » ou « mauvais » caractère


Lison en a assez que sa mère et elle-même soient perçues comme des petites filles soumises aux regards de « ceux qui savent ».

Dans sa famille, Lison est considérée comme celle qui ne sait pas, celle que l’on protège. Alors que dans son travail, elle est à l’initiative de nombreux projets de communication qui font l’admiration des membres de son équipe.

Pourquoi tant de différences entre les regards de ces deux univers ?