Part 7 – Le couple Lison & Simon

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Rappelez-vous … Lison a rencontré Simon !

Il s’est senti pénétré par son regard. Leurs sens se sont mis en éveil et ils se sentent déjà attachés l’un à l’autre.

Difficile de se séparer, elle lui dit qu’elle le ressent dans son corps et que rien qu’à l’idée qu’il ne soit plus près d’elle, elle se sent vide. Son ventre se serre. Les angoisses de perte liées à la séparation la conduisent à s’accrocher à Simon. Elle est à cet instant dans la possession. Le besoin que l’autre ne soit rien sans elle. À l’idée qu’ils se séparent, elle se sent abandonnée.

Simon est un jeune homme de 26 ans qui vit à 100 à l’heure.

Il est séduisant et charmeur. Il a d’ailleurs toujours rencontré un vif succès auprès des jeunes femmes.

Il aime cette vie sans contrainte particulière qu’il s’est, comme il aime dire, « donné les moyens d’avoir ».

Il travaille dans un domaine d’activité qui le passionne dans le cadre du développement des nouvelles énergies et pratique des sports aériens.

Au quotidien, Simon gère son emploi du temps professionnel à sa convenance. Cet accord s’est négocié avec son employeur à la vue de ses résultats professionnels. Il a choisi des horaires lissés plutôt qu’une augmentation de salaire. Ce qui lui permet de planifier des journées en semaine selon la météo pour s’adonner à sa passion, le parapente.

Comme il dit : « c’est le rêve ». Il s’éclate !


Regard du thérapeute :

Nous sommes bâtisseurs du contenu de nos vies, nous sommes décideurs de nos engagements ! 

Simon a raison lorsqu’il dit qu’il s’est donné les moyens d’avoir la vie qu’il a et que cette vie lui convient. Nous sommes bâtisseurs du contenu de nos vies. 

De surcroît sur le plan amoureux, personne n’oblige personne à aimer ni à s’attacher à quelqu’un. Nous sommes décideurs de nos engagements. 

Certains vont pourtant, pas à pas, se diriger vers un modèle social qui serait « le couple, le mariage, la famille, la maison avec jardin à l’arrière si possible, voire tout autour si maison sans mitoyenneté, les voitures de chacun, les vacances d’été et d’hiver, le chien, la cuisine équipée, du poêle à pellets, la douche italienne, la maison autonome… ». La liste est longue.

La question qui peut se poser est : où est le bonheur ?

Certes, il peut être animé par le biais de réalisations matérielles.

Simplement, si nous remontons à l’origine de la rencontre entre deux individus, en l’absence de tout environnement. Il y a deux personnes sans rien autour. Puis, progressivement, le contenu évolue, le nombre d’enfants désirés, le type d’habitation, la ville, la campagne… Le dessin prend forme. Le couple « s’installe « .

Et, d’une vie occupée par le « Moi et moi », le « Moi et mon travail », progressivement ce Moi se subdivise dans ce que je nomme « La Théorie des 4 quarts ».

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Des « Moi », personnel et professionnel, viennent s’infiltrer le « Moi conjoint » et le « Moi parent ».

Alors, si nous observons Lison et Simon, nous voyons que dans la vie de Lison, il y a son travail et sa famille. Et dans la vie de Simon, il y a sa passion pour le parapente et son travail.

La fonction du travail dans leur vie respective est totalement différente.

Pour elle, le travail est un espace d’épanouissement. Pour lui le travail est un moyen d’accéder à sa passion même s’il aime ce qu’il fait, puisqu’il a réussi conjuguer les deux.

Pour Lison, son travail la nourrit au sens figuré alors que pour Simon ce serait plutôt au sein propre du terme.