Part 6 – Le besoin de reconnaissance de Lison

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Deux histoires parallèles, décalées dans le temps.

Véronique et Lison, mère et fille, sont chacune animées d’un besoin de reconnaissance d’origine différente. Un besoin qui peut, parfois, les conduire à une incapacité à accepter une situation. Un besoin qui les empêche de lâcher prise.

C’est ce qui se produit aussi dans la relation entre Lison et Simon.

C’est ce qui s’était produit dans la relation entre Véronique et Christian, les parents de Lison.

Deux histoires parallèles, décalées dans le temps.

Mère et fille, certes, pour qui ce n’est en rien une question de modèle familial, mais avec un besoin similaire.


Regard du thérapeute :

Certains pourraient être tentés de parler de reproduction d’un schéma familial.

Il nous faut faire attention « aux raccourcis », à ce qui se nomme parfois de « la psychologie de comptoir ».

De nombreuses personnes peuvent être animées par un même besoin sans pour autant avoir eu la même histoire et être de la même famille.

Un besoin peut trouver ses origines dans diverses sources.

Dans l’histoire de vie de Lison et de sa mère, le besoin de reconnaissance est certes commun, toutefois les origines en sont différentes.

Nous ne parlerons donc pas de reproduction car ce type de remarque semble tracer la vie d’un individu et, par conséquent, devenir réducteur.

La reconnaissance, l’estime de soi et de fait, la confiance en soi, sont des besoins communs à de nombreuses personnes. Et, pour chacune, l’origine en est différente.

Nous pouvons aussi constater qu’au sein d’une famille, l’ensemble de la fratrie ne reproduit pas ce qu’ont fait leurs parents.

Nous pouvons d’ailleurs souvent retrouver cette croyance « des enfants de divorcés ». Certaines personnes pensent que si le modèle conjugal (représenté par les parents) a divorcé, les possibilités de divorce sont omniprésentes.

Attention aux statistiques. Il y a, en effet, des croisements de données chiffrées qui semblent conforter cette croyance.

Toutefois, les chiffres concernant les enfants ayant eu des parents qui ont divorcé mais qui eux ne divorcent pas sont peu mis en lumière. Tout comme ceux des enfants dont les parents n’ont pas divorcé qui divorcent. Pourtant, ils existent aussi.

Alors, cessons de croire et de dire « mes parents ont divorcé alors je risque de divorcer ».  

Car, à vous en convaincre, vous risqueriez d’y arriver et de tout mettre en œuvre, sans vous en rendre compte, pour vérifier votre hypothèse et peut être renforcer la culpabilité de vos parents.

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